Diffusion sur Arte le 28 avril, et en replay jusqu’au 26 juin 2020.
Résumer plus de trois siècles d’une histoire d’autant plus vaste qu’elle s’efforce de couvrir l’ensemble de l’Europe en « seulement » quatre heures : Stan Neumann s’est donné un défi pour le moins audacieux. Et l’on peut dire que son film se montre à la hauteur des attentes.
D’abord par la richesse et la variété des sources utilisées : des vieux chants de lutte, de différents pays, et superbement interprétés, des témoignages recueillis sur bande magnétique il y a presque 50 ans, et bien sûr, des photos et des films, d’où ont été écartées les images les plus connues, de sorte qu’on redécouvre souvent ce qu’on croyait connaître. Des animations expliquent de manière vivante, et ingénieuse, les rapports de production ou les effets de la mécanisation du travail, en particulier dans le premier épisode consacré à la naissance de la classe ouvrière en Angleterre et qui constitue un abrégé imagé du Capital de Karl Marx.